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Un permis en moins et une autre manière de parcourir l’île.
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Depuis plusieurs mois je me déplace quasi exclusivement à pied, en vélo mais surtout en bus.
Les déplacements prennent du temps mais un temps plutôt précieux : une forme d’errance, d’observation lente.
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Et je me suis pris d'affection pour ces grands panneaux qui bordent les routes.
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Devenus inutiles pour moi, ils occupent mes trajets tandis que j’essaie de les photographier.
Immenses et immobiles, isolés, ils ont quelque chose de pathétique et grandiose.
Debout face au vent, au ciel, au vide, ils résistent, figures absurdes et vaguement héroïques.
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Quelque chose de très humain, non ?















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